DELANOPOLIS
Revenir à l'accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte | Partager

A la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf !



Les agents municipaux n'en reviennent pas ! Pauline Veron, l’adjointe en charge de la politique de la ville, de la démocratie et de la participation citoyenne, refuse de respecter une décision pourtant votée à l'unanimité par le Comité d'Hygiène et de sécurité ...



La tête et la claque
La tête et la claque
C’est une direction de la Ville de Paris qui porte vraiment bien mal son nom, celui de « démocratie », tant les conflits sont exacerbés entre l’adjointe en charge du secteur, Pauline Veron et les syndicats au sein des instances représentatives des personnels la Direction de la Démocratie,des Citoyens et des Territoires (DDTC). Une direction qui assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des Adjoints au Maire ou encore des relations avec les mairies d'arrondissement et les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

Après un Comité hygiène et sécurité (CHSCT) très mouvementé en novembre dernier qui avait vu Pauline Veron hurler au scandale, on pensait que le conflit allait s’apaiser puisque les organisations syndicales, toutes tendances confondues, avaient fini par obtenir une expertise indépendante avec un cabinet agréé par le Ministère du Travail pour analyser les conditions de travail dans le sevice dit de la politique de la ville (rattaché à la DDTC) et dont nombre d'agents se trouvent en grande souffrance depuis plusieurs années déjà. « Il s’agit d’analyser concrètement les risques organisationnels et la combinaison de ces risques pour les agents : Intensité du travail, l’augmentation de la charge de travail sans moyens suffisants, conflits de valeur... » précisaient ainsi les représentants des personnels dans un communiqué. C'était même « du jamais vu à la Ville de Paris pour une reconnaissance de la souffrance au travail et des risques psycho-sociaux » selon les organisations syndicales.

Oui, mais voilà, la mairie de Paris a décidé de s’assoir sur les décisions du CHSCT au risque de provoquer une nouvelle fronde sociale, voire de se coltiner une plainte pour « entraves syndicales » en refusant que le cabinet désigné puisse commencer son enquête sur les risques psycho-sociaux dans le service concerné. Selon plusieurs sources, la ville craindrait les conclusions à venir. Et la municipalité socialiste de choisir un cabinet moins regardant pour mieux lui dicter la marche à suivre en prévision des prochaines reorganisations et restructurations. Heureusement que la mairie est désormais dirigée par une ancienne inspectrice du travail...

Une procédure qui met même le nouveau cabinet d’expertise dans l’embarras puisque celui-ci a déclaré devant les représentants des personnels « qu’une expertise décidée par les élus du CHSCT ne se passe pas comme cela, et qu’il n’y a pas de comité de pilotage d’habitude ». Pan sur le bec d’Anne Hidalgo et de son équipe. Si le projet budget participatif avec les parisiens, dirigé lui aussi par Pauline Veron et forment médiatisé par la mairie, se passe dans les mêmes conditions ça promet d’être sportif.

Enfin détail qui tue : le Conseil de Paris s’est vu présenté une délibération municipale pour commander un logiciel sur la « gestion de la santé au travail et la prévention des risques professionnelles pour l’ensemble des agents de la Ville ». Du pur mergitur. Pas de doute, à la mairie de Paris, le travail est vraiment au bord de la crise de nerf. De quoi relancer les maigres ventes du livre d'Anne Hidalgo, malgré des critiques dithyrambiques.

Lire aussi ICI.

Jeudi 18 Février 2016


Serge Federbusch
Serge Federbusch


1.Posté par Phil75 le 20/02/2016 09:21
Il n'est de pire maître que les anciens valets.

2.Posté par parisien le 20/02/2016 10:21
Démocratie et respect des réglementations sont des mots interdit a la mairie de paris , seul compte les décisions de la nomenclature en place ainsi que celle de l'ex-inspectrice du travail qui dirige ces potentats .
De ce faite on peux considérer cette municipalité comme une mafia qui a droit de " vie ou de mort ", sur les employés mais également sur la vie des parisiens et parisiennes dans la ville.
Ha bon l'ex-inspectrice a écrit un livre , je ne savais pas qu'elle avait un embryon de réflexion capable de sortir des griffonnages sur du papier .

3.Posté par JEJ le 20/02/2016 10:30
Le délit d'entrave étant constitué, il ne reste plus que faire condamner en justice la Maire de Paris. Petit conseil aux syndicats demander aux magistrats la publication judicaire de la condamnation...

4.Posté par Ollivier le 21/02/2016 18:30
Ha ! parceque ça écrit des livres , ce genre de nullité ?

5.Posté par laurent le 23/02/2016 20:17
bon courage pour trouver un avocat acceptant de présenter le dossier devant les tribunaux administratifs.. ils sont en général très frileux pour ce genre de chose...

Nouveau commentaire :

Editos | Les Dernières Nouvelles de Delanopolis | Brèves de trottoir | Ségo Bashing | PariBao - le Dazibao de Paris | Delanopolis hors les murs | Delanopolis Street Art | Gastropolis | Le Delanopolis littéraire | Jouez au Delanopolis | Chroniques Jupitériennes