DELANOPOLIS
Revenir à l'accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte | Partager

CRICRI L'AMOROSO


Encore une exclusivité artistique du Delanopolis !

Avant une hypothétique nomination au ministère de la culture, le chant du départ auquel vous avez (peut-être) échappé !



CRICRI L'AMOROSO
Cricri l’amoroso

interprété par Dali


Je vais vous raconter
L'histoire d'un p'tit village au cœur de Paris
Ils étaient quelques amis
A jouer, à chanter, toute la blanche nuit
Mais tous ceux qui venaient
C'était pour écouter
Celui qui vidait les budgets
Et quand il arrivait
La foule s'écriait :

Arriva, Cricri l'Amoroso
L'œil de velours comme une caresse
Cricri l'Amoroso
Rarement vainqueur,
Mais jamais sans promesse
Partout, c'était la fête subventionnée
Où, debout, il chantait :
O Solfe mio

Christophe …
Mais tout le monde l'appelait Cricri
Elles étaient folles de lui, toutes
Celle du boulanger, qui fermait sa boutique tous les lundis, comme les musées municipaux...
Celle du notaire qui était une sainte auparavant
Toutes, je vous dis
Mais Cricri aimait trop sa liberté, jusqu'au jour où...

Une belle Italienne
A grands sons de guitare
Lui proposa d'aller danser rue d’Valois
Tu seras bien plus beau
Que la brune Hidalgo
Lui disait-elle, il en perdait l’haleine !

Nous voilà à la Samar
Avec tous nos mouchoirs
Le cœur serré, émus par ce grand départ
Pourtant on était fier
Qu'il dépasse nos frontières
Cricri partait conquérir l'Elysée
Et quand il arriva
Le village était là

Arriva, Cricri l'Amoroso
L'œil de velours comme une caresse
Cricri l'Amoroso
Rarement vainqueur,
Mais jamais sans promesse
Partout, c'était la fête subventionnée
Où, debout, il chantait :
O Solfe mio

Quand la nomination fut parue, nous sommes tous rentrés chez nous
Et le lendemain, Paris n'était plus le même
Le four du boulanger était débranché
Et les comptes du notaire étaient plombés
Oui, le village avait bien changé

A Paris des conseils ont passé
Des plages chaque été
No news, c'était good news, on nous avait dit
Il a fallu du cran
Du courage et du temps
Pour arriver à teufer sans lui
Et malgré son absence
La nuit blanche du silence
Oubliant nos théâtres et tous nos instruments
On entendait venir
Comme une larme un soupir
Du fin fond du « 104 » cette triste mélodie :

L'œil de velours comme une caresse ...
Cricri ...

Cricri ? C'est toi là-bas dans le noir ?
Attends, laisse-moi te regarder
Mais tu pleures !
Tu pleures Cricri ?
Ça n'a pas été là-bas, hein ?
Et alors, et alors, qu'est-ce qu'ils comprennent
Ces gouvernementaux à part le rock et la RGPP, hein ?
Ma Cricri, qu'est-ce que tu croyais, devenir comme ça « Cricri il minestrone » ?
E invece no, tu sei Cricri di Parigi
Mais, mais tu ne peux pas t'en aller comme ça
Ici tu es chez toi !
Ici tu es le roi !
Tu entends ? Tu les entends Cricri ?
Ils sont tous là
Ils ont dû te reconnaître sur le boulevard
Chante Cricri, chante, c'est ton public
Chante pour eux, chante pour moi qui n'ai jamais su voter pour toi
Oui, vas-y, bravo Cricri, chante !

Arriva, Cricri l'Amoroso
L'œil de velours comme une caresse
Cricri l'Amoroso
Rarement vainqueur,
Mais jamais sans promesse
Partout, c'était la fête subventionnée
Où, debout, il chantait :
O Solfe mio


Lundi 25 Mai 2009


Serge Federbusch
Serge Federbusch

Nouveau commentaire :

Editos | Les Dernières Nouvelles de Delanopolis | Brèves de trottoir | Ségo Bashing | PariBao - le Dazibao de Paris | Delanopolis hors les murs | Delanopolis Street Art | Gastropolis | Le Delanopolis littéraire | Jouez au Delanopolis | Chroniques Jupitériennes