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Inquiétant : Delanoë a vraiment mauvaises Mines !



Et une nouvelle gabegie, une !

Après avoir démontré l'inanité de l'argumentaire municipal contre le projet de "Balardgone" (la mairie prétend y loger un centre de bus aussi inconsistant qu'aléatoire), Jacques Gauthier laissait entendre que l'urbanisme selon Delanoë ne se portait pas mieux au nord qu'au sud, notamment dans le 18ème arrondissement avec les enclaves de Chapelle Charbon et de Gare des Mines.

Là-bas aussi, des sommes se chiffrant en centaines de milliers d'euros ont été dilapidées pour des études dont le temps de réalisation a, au surplus, gelé des zones entières qui auraient pu commencer à être urbanisées !



C'est tout cela qu'ils veulent faire disparaître !
C'est tout cela qu'ils veulent faire disparaître !
C'est en effet de cette gare charbonnière dite des Mines, à cheval sur Paris et sa banlieue, que maître Jacques nous entretient aujourd'hui.

Elle fut non seulement l'un des carreaux des mines du Nord et du Pas-de-Calais dans la capitale mais aussi l'interface du chemin de fer industriel de La Plaine Saint-Denis et du réseau ferré Nord, le triage en quelque sorte du complexe industriel qui occupait La Plaine. Les trains de marchandises y entraient et en ressortaient par le pont-rail Hainguerlot qui franchit l'A1 peu avant l'entrée du tunnel qui se termine au niveau du stade de France.

Le cliché ci-dessus représente le boulevard périphérique entre les portes d'Aubervilliers et de La Chapelle, l'allée piétonne qui le borde au nord et la clôture sud de la gare des Mines. Comme les maires de Paris, Saint-Denis et Aubervilliers – les trois communes où est située la gare des Mines – ont un temps décidé de construire un nouveau quartier intercommunal pour démontrer qu'il n'y a plus de frontière entre la capitale et ses voisines, ils ont choisi de couvrir un bout de périphérique. sur 225 m et de construire au-dessus un immeuble-pont destiné à loger les boutiques du marché des cinq continents comme l'illustre la vision des architectes Dusapin et Leclercq, coordinateurs de Paris Nord-Est.

L'ennui, c'est qu'à l'endroit où ces élus veulent couvrir le périphique il n'est pas en tranchée mais de niveau avec les terrains voisins, ce qu'ils semblaient ignorer ... Etonnant, non ?

Fastoche ont alors répondu les architectes, prompts à les rassurer et les faire passer au tiroir-caisse : il suffit d'abaisser de 7 mètres le périph' ( 5 mètres de tirant d'air pour la circulation et 2 mètres de dalle arborée) et ensuite de le couvrir. Ils ont fait cette brillante suggestion sans s'attarder sur ce qu'on ferait des voitures et camions pendant les travaux car il est hors de question de neutraliser le périphérique pendant plusieurs années d'autant plus qu'à cet endroit il comprend l'accès à l'A1.


Inquiétant : Delanoë a vraiment mauvaises Mines !
Comme le trio des maires était incapable de répondre à cette question simple : où faire passer les bagnoles pendant les travaux, ils ont mandaté en juin 2010 un autre architecte, Christian Devillers, pour les aider à y voir clair. Christian Devillers avait jusqu'en janvier 2011 pour rendre sa copie et étudier les conditions de faisabilité du programme, notamment celle de sa composante majeure qui émoustillait le trio, la couverture du périph et son l'immeuble-pont toujours à la recherche de quatre continents pour en faire un univers commercial globalisé et mondialisé.

Ce "périphéric exotic trading center" était même devenu la coqueluche du député-maire du 18ème arrondissement, Daniel Vaillant, pour y attirer les négociants en denrées africaines trop présents dans le quartier Château Rouge.

Depuis janvier 2011, silence radio de la part des maires qui ont gardé sous le coude les analyses de Christian Devillers car les difficultés techniques sont colossales tout autant que le coût du chantier.


Explication : avant de défoncer le Périph', Il faudrait en construire un provisoire plus au nord sur l'emprise de la gare des Mines avec deux raccordements en forme de S pour rabouter la voirie existante au périph bis. Il faudrait déplacer la bretelle d'entrée de la porte d'Aubervilliers plus au nord ce qui imposerait de raser plusieurs immeubles. Il faudrait expulser les entreprises installées sur la gare et les indemniser. Bref, vu l'ampleur du projet, il faudrait au minimum qu'il soit déclaré d'utlité publique par le parlement ce qui ferait glousser députés et sénateurs sur les compétences aménageuses du maire de Paris ... Quant au coût de cet aménagement dont une simple balade à pieds aurait permis de se rendre compte du caractère ubuesque, on friserait le milliard d'euros.

Résultat de cette utopie urbanistique délirante, un emprise foncière gelée alors que Bertrand réclame à cor et à cri à l'Etat des terrains pour y construire du logement. Et la délibération rémunérant Devillers, nous apprend que sa seule intervention est chiffrée à plus de 507 100 euros ( voir ICI) !

Gaspillage et ratage sont décidément les deux mamelles du delanoisme dépensier.

Dimanche 22 Avril 2012
Serge Federbusch






1.Posté par Pax Oceane le 23/04/2012 17:07
Les élus ont prit la mauvaise habitude jongler avec notre argent, d'avoir des projets pharaoniques et totalement hors de la réalité. Qu'importe ce que peut coûter leurs utopies, puisque leurs administrés règlent la facture en les remerciant de voir leurs impôts augmentés. Les urbanistes, les architectes peuvent dormir tranquille, il y aura toujours des politiciens pour les enrichir et leur permettre d'aller vers encore plus de folies architecturales. Au centre administratif Morland nous passions un temps fou à détruire des plans, à transporter des kilos de dossiers venus du service de l'urbanisme et qui allaient finir leur vie dans la poussière et l'indifférence. Delanoé et ses amis sont devenu les spécialistes des projets avortés, mis en chantier sur le papier et jamais encore réalisé. Qu'importe si cela ne correspond pas à la réalité, si des sites sont à jamais détruits et des vies bouleversés; puisque pour un élu seul compte sa carrière et peut-être aussi son portefeuille. Mais là on va me dire que c'est de la diffamation.

2.Posté par S le 23/04/2012 18:23
On croit rêver , mais ce n'est hélas que la triste réalité ..........La langue Française dispose maintenant d'un nouveau mot pour dire gabegie à savoir delanoerie !

3.Posté par roger quil le 23/04/2012 19:40
Je ne saurai trop conseillé la lecture de l'analyse du critère prix qui a été déterminante dans le cas d'espèce.

Le choix d'une méthode par écart à la moyenne permet à une offre (celle de Devillers) d'avoir la meilleure note sur ce critère en étant presque fois deux plus chère que certaines.

Avec cette méthode, pour avoir une bonne note, il suffit d'une entente sur une fourchette de faible écart entre un maximum de répondants pour assurer une bonne note à moindre frais (si je peux me permettre)

4.Posté par Pax Oceane le 23/04/2012 21:15
Le problème d'un budget et qu'il ne peut pas être reporter d'une année sur l'autre. Quand un service a des subvention il doit le dépenser ou le perdre. Pour être un élu digne de ce nom il faut bâtir des projets, faire travaillé des bureaux d'oeuvre, des urbanistes, des architectes afin de démontrer sa grandeur par apport à ses prédécesseurs. A chaque élections ses rêves chimériques, ses folies urbanistiques et ses bouleversements. Ce qui hier était normal, accepté et même admirer, ne le sera plus demain. Delanoé n'a pas sut avoir les Jeux olympique; qu'importe, sa grandeur aura ses quartiers nouveaux, ses dalles et ses pyramides de verre et de béton au risque de défigurer les espaces encore préserver et de briser l'harmonie des lieux. Des années 70, aucune leçon retenue; pire, on recommence les mêmes erreurs et les mêmes horreurs. Les élus passent et Paris trépassent dans un silence lourd et consternant.

5.Posté par Jaccours le 24/04/2012 10:19
L'escamotage du périph' s'avérant aussi hasardeux qu' improbable, reste à connaître la position de Patrick Braouzec, président de la communauté d'agglomération Plaine Commune. Lâchera-t-il Bertrand ou non ? Il est vraissemblable que l'attelage Paris-Plaine Commune se désintègre car le développement de l'opération Gare des Mines/Fillettes dépend beaucoup du prolongement du tramway T8 à la gare Rosa Parks dont le tracé traverse la gare des Mines.
Tant que l"hypothèque de la dalle du périph' ne sera pas levée, le dossier du T8 à Rosa Parks restera en stand-b ce qui risque d'agacer Patrick Braouzec et aussi le président du conseil général du 9-3 , Claude Bartolone , président d'une association de soutien au prolongement à Paris du T8.

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