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Pas de deux


Comment François Hollande s'éloigne de Delanoë à pas de loup.



Pas de deux
C'était une mésalliance.

D'un côté Delanoë, qui a tenu Hollande éloigné de sa campagne. Il pâtit de l'image de conservatisme que le premier secrétaire sortant traîne avec lui.

De l'autre côté Hollande, qui n'a jamais cherché à être associé à ladite campagne, hormis une brève réunion commune à Cergy. Il se voit plombé par les erreurs de communication (le social/libéralisme), la hargne ("je virerai les incompétents") et la vacuité de Delanoë.

Aussi voit-on Hollande se retirer sur la pointe des pieds de ce navire où il n'a guère envie d'écoper l'eau.

Le plus amusant ? Cette déclaration où, en vadrouille à Lyon, Hollande qualifie Gérard Collomb d'homme d'Etat. Pour l'entendre cliquez ici. Certes, ces compliments ne sont servis que pour mieux critiquer Manuel Valls. Mais Hollande a-t-il jamais eu pareille amabilité pour Delanoë ? La réponse est non.

A ce compte là, Collomb risque de s'imaginer en premier secrétaire de compromis. Rappelons d'ailleurs que la stratégie de Hollande est de préserver ses chances pour 2012 en installant un successeur qui ne lui fasse pas d'ombre.

Si nous pensions qu'Hollande n'était pas mû par cette ambition, il faudrait le croire plus calculateur encore : tout aurait été manigancé d'avance avec son ex-compagne. Son alliance avec Delanoë aurait été une ruse pour faire faux-bond à ce dernier au moment crucial. Mais c'est sans doute lui prêter trop de machiavélisme.

A suivre ...



Samedi 25 Octobre 2008


Serge Federbusch
Serge Federbusch

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