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Piscine tragique à Paris : Hidalgo a-t-elle bu la tasse pour rester aussi muette ?




Les maîtres-nageurs des piscines municipales parisiennes s'étonnent du silence de la mairie à la suite d'un tragique accident dans une piscine parisienne.



D'autres priorités que la sécurité ...
D'autres priorités que la sécurité ...
Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade, un drame qui aurait pu être évité selon les spécialistes, lesquels lancent un appel pour « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes »

C’est une information qui a été soigneusement passée sous silence par la Mairie de Paris. Elle aurait pourtant bien mérité un communiqué de la part d’Anne Hidalgo pour, au moins, donner sa position sur les failles de sécurité dans les piscines parisiennes. Ou alors une petite réaction de la part de Jean-François Martin, son adjoint en charge des sports, lequel d'habitude tweete à tout va sur tout et n’importe quoi. Un événement d’importance néanmoins car il y a quelques semaines un drame a eu lieu à la piscine Blomet dans le XVème arrondissement avec la noyade d’un jeune homme de 23 ans.

Ce dernier, pourtant en excellente condition physique, a été découvert inanimé sous l’eau par les maîtres-nageurs en service lesquels ont procédé aux premiers secours. Après une réanimation intense et la prise en charge par les pompiers, le nageur en état inconscient est malheureusement décédé le lendemain à l’hôpital. Un drame qui, dans ce cas précis, aurait pu être évité selon les spécialistes.

En effet, en plus de la présence nécessaire de maîtres-nageurs, il existe une technologie pour repérer une immobilité persistante des nageurs sous la surface pendant plus de quelques secondes pas toujours décelable du bord des bassins. Ce système baptisé Poséidon est d’ailleurs déjà en place dans certaines piscines parisiennes comme celle d’Auteuil (XVIe) ou encore Aspirant-Dunant (XIVe). Une technologie qui a déjà sauvé plusieurs vies (lire ici). Mais il n'avait pas été installé à Blomet. De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire. Pendant ce temps, la Ville de Paris préfère communiquer sur son Plan Nager à Paris.

Par ailleurs, en plus de l’absence du système Poséidon, il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers dans les piscines municipales parisiennes, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux pour pouvoir procéder correctement à une réanimation efficace (massage cardiaque et assistance respiratoire).

C’est pourquoi les maîtres-nageurs parisiens, avec la CGT, ont décidé de lancer une pétition auprès des utilisateurs des bassins de la capitale pour exiger « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ». Parmi les revendications demandées par les usagers et les professionnels figurent entre autres « la liste des piscines équipées du système Poséidon » suivi « d’un calendrier de mise en place de ce système, ou équivalent, dans toutes les piscines parisiennes ».

Autre demande désormais adressée à Anne hidalgo et son adjoint en charge des sports municipaux « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée ». Une fois ce recensement terminé, les professionnels exigent, par conséquent, le « recrutement de maîtres-nageurs en accord avec le plan d’organisation de la surveillance et des secours (POSS) pour assurer la sécurité des usagers ».

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Lundi 17 Octobre 2016


Serge Federbusch
Serge Federbusch


1.Posté par Challier le 17/10/2016 20:02
Je suis très surpris par la citation du massage cardiaque externe, méprisé les fanas du défibrillateur électrique qui négligent le temps de s'y rendre et de l'amorcer, alors que le MCE commence immédiatement, avec le bouche à bouche, seul compatible avec le MCE, Silvester et autres gênant le MCE.
On n'a que 3 minutes pour intervenir. Après le cerveau se nécrose, mais le sang circulant par le MCE l'irrigue et retarde la nécrose.
Le MCE avec bouche à bouche, fut utilisé par un pompier au parc Monceau sur des enfants foudroyés.

2.Posté par Olivia le 18/10/2016 11:11
Merci pour ces précisions sur le massage cardiaque que j'ignorais totalement. J'imagine que la présence d'un défibrillateur est une bonne chose si aucune personne sur place n'a suivi de formation de secourisme et ne connaît le MCE.

3.Posté par Un nageur le 18/10/2016 14:57
La présence des M.N.S. seule ne suffit pas; encore faudrait-il que ceux-ci ne soient pas assis à papoter ou bien à faire les yeux doux aux jolies naïades en maillot.

C'est bien gentil de réclamer des caméras, des alarmes et tout le tintouin mais si personne n'est là pour les regarder, tout ce dispositif ne servira à rien.

J'ai pratiqué quelques piscines et je peux certifier que dans leur quasi majorité, les M.S.N. n'ont que rarement un regard pour le bassin qu'ils sont censés surveiller. Et il suffit d'une seconde d'inattention pour qu'un gamin de 23 ans meurt noyé.

4.Posté par Un nageur régulier de la piscine Blomet le 21/10/2016 14:16
Contrairement à ce qui est raconté dans cet article, l'homme de 23 ans malheureusement décédé à la piscine Blomet n'a pas été secouru immédiatement par les MNS mais par des nageurs présents dans l'eau. Nageur régulier de cette piscine, ce n'est pas le nombre de MNS dans cette piscine qui pose problème (aux heures de nage le matin, ils sont toujours plusieurs) mais bien leur attitude puisque la surveillance s'effectue le plus souvent depuis une table de camping à la moitié du bassin. Pas de chaise surélevée (ce qui est quand même mieux pour surveiller le fond d'une piscine de 2,5m), pas de poste de surveillance de chaque côté du bassin (ce qui serait plus sécuritaire sur un bassin de 50m) et des "rondes" autour du bassin très aléatoires... Bref facile de s'attaquer à Hidalgo et pour la CGT de mettre ça sur le dos des sous-effectifs. Si vous fréquentiez un peu plus les piscines parisienne (ou du moins la piscine Blomet), vous vous rendriez très vite compte que le problème n'est pas celui évoqué dans cet article. D'ailleurs, je serais curieux de savoir pourquoi le tract initial de la CGT a été retiré du site..

5.Posté par angelina le 22/10/2016 15:07
il est parfaitement exact de dire que le problème, à Blomet, n'est pas un sous effectif. le problème est le degré d'attention que les maitres nageurs portent aux nageurs. En fait, fréquentant cette piscine depuis une douzaine d'années, j'ai très souvent constaté que les maitres nageurs avaient une facheuse tendance à papoter sur le bord entre eux. or il faudrait qu'ils acceptent de se séparer pour pouvoir surveiller efficacement.

j'avoue que cela fait des années que je me dis qu'ils exagèrent et que cela peut être dangereux.

Alors parler de sous - effectif :NON
pas à blomet où il y a aussi bien à l'entrée, que dans les cabinets, qu'au bord du bassin un personnel nombreux et assez détache de ses fonctions.

6.Posté par Un nageur quasi quotidien le 24/12/2016 08:15 (depuis mobile)
Le personnel est en nombre suffisant, voire excessif.
Mais, il n''est pas toujours en tenue et souvent dissipé. Le problème est dans la motivation. Ce travail de surveillance est abrutissant et les personnes usés par la routine.

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