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Samedi plus rien


Scoop : les socialistes parisiens veulent renvoyer les petits n'enfants à l'école le samedi !

Et le chef du PS parisien nous révèle ce qu'il pense de la paresse proverbiale des riches.



Samedi plus rien
Conseil d'arrondissement surréaliste dans le 10ème mardi dernier. Après qu'un représentant de la FCPE ait débité comme un automate, pendant 25 minutes, une diatribe contre l'affreuse politique gouvernementale en matière d'éducation, l'adjoint chargé des questions scolaires dans l'arrondissement a présenté un voeu, au nom de la majorité municipale, pour regretter notamment la réduction du nombre de journées travaillées dans les écoles.

Poussés dans ses retranchements par un perfide élu d'opposition, il bredouilla soudain : "oui, je suis pour que les enfants du primaire retournent le samedi matin à l'école". Et cela au prétexte que la décision du rectorat avait été hâtive, alors que le débat était vieux de plus de dix ans au moment du choix et qu'un nombre impressionnant d'études et de rapports avait été concoctés sur la question.

Gros problème pour ces "socialistes" : la majorité des parents parisiens est favorable à cette mesure et, depuis son adoption, la satisfaction des familles est grande.

Comme ledit adjoint vacillait dans l'énoncé de ses convictions et précisait que son point de vue reflétait celui de la majorité municipale mais pas forcément celui de la mairie (?), Rémi Féraud tentait de voler à son secours en énonçant cette puissante sentence : "de toute façon ce sont les ménages aisés qui sont favorables à la suppression de l'école le samedi matin pour pouvoir partir en week-end ou faire la grasse mâtinée" !

Après les cochons de pauvres, voilà venir le temps des fainéants de riches ! Dans l'univers de fantaisie dans lequel Féraud évolue ( c'est le nouveau chef du PS parisien tout de même ... ), les pauvres n'aiment pas dormir. Que ses amis et lui-même se rassurent, à coup de 30 % de hausse annuelle de la taxe foncière et de politique de préemption tout azimut pour faire du logement social en endettant la ville, viendra le temps où les nantis cossards qui aiment leur lit et leurs propriétés provinciales partiront pour de bon.

Si, tout au moins, ils trouvent la sortie de leurs arrondissements au milieu des sens interdits de madame Lepetit (voir article sur la place de Clichy cette semaine).

Mercredi 29 Avril 2009


Serge Federbusch
Serge Federbusch

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