DELANOPOLIS
Revenir à l'accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte | Partager

La sébile


A chaque discussion budgétaire ou à chaque fois que le coup de massue fiscal récemment voté par la mairie est évoqué, Delanoë botte en touche en se plaignant que l’Etat lui devrait de l’argent, notamment au titre de la prise en charge du RMI.

Quand il s’agit de tendre la sébile pour récupérer des aides du même Etat et financer ses investissements douteux, la ville est curieusement nettement plus discrète.



La sébile
On connaît la chanson : le méchant gouvernement devrait à la ville des sommes importantes : 200 millions d’euros environ. Tout cela est contesté par l’Etat et, surtout, est sans commune mesure avec le coût prévisible de gaspillages municipaux passés (voir en cliquant ici) ou à venir : tramway, Halles, préemptions immobilières, etc. Mais peu importe puisque la mairie parvient à faire diversion.

Cette question de la dette de l’Etat est d’ailleurs une énorme hypocrisie puisque les charges transférées à la ville avaient eu autrefois comme contrepartie la rétrocession des recettes de droits de mutation, qui ont augmenté depuis de manière bien plus forte. En réalité, cet échange a donc été très favorable à Paris.

Mais voilà que la municipalité delanoienne se fait toute petite pour frapper à la porte de Bercy. En effet, par un projet de délibération qu’il faut dénicher dans les recoins du site internet de la ville, on apprend que Paris va solliciter l’ « application des dispositions de l’article 1er de la loi de finances rectificative pour 2009, codifiées à l’article L. 16156
du code général des collectivités territoriales, pour le versement anticipé des
attributions du FCTVA au titre des dépenses réalisées en 2008 ». Ouf ! Que signifie ce jargon ?

Tout simplement que Delanoë se précipite sur le plan de relance du gouvernement, qu’il fustige par ailleurs, pour se voir rembourser par anticipation la TVA qu’il acquitte. Se précipite … c’est d’ailleurs une façon de parler puisque le dossier exige la signature d’une convention avec le préfet avant le 15 avril 2009. Il y a urgence !

Ce n’est qu’une facilité de trésorerie mais, en faisant entrer par anticipation quelques dizaines de millions d’euros -si tout se passe bien- dans les caisses de la ville, elle permettra d’afficher temporairement des budgets et un recours à l’endettement un peu moins catastrophiques.

Toujours bon à prendre, pour des questions de com’, dans la panade actuelle des finances municipales … Mais cela devrait rendre Delanoë & Co plus modeste, quand il lui prendra à nouveau l’envie de se plaindre.




Samedi 28 Mars 2009


Serge Federbusch
Serge Federbusch


1.Posté par Serge le 15/04/2009 15:24
N'y a-t-il pas une procédure légale dont les parisiens pourraient se saisir afin de faire destituer B. Delanoë avant qu'il n'ait ruiné la ville et ses habitants , car même si nous avions les moyens de le faire juger en fin de mandature avec à la clé saisie de tous ses biens et de ceux de ses complices, le compte n'y serait pas pour rembourser toute cette gabegie .
Merci à ceux qui ont élu ce fou furieux !

Nouveau commentaire :

Editos | Les Dernières Nouvelles de Delanopolis | Brèves de trottoir | Ségo Bashing | PariBao - le Dazibao de Paris | Delanopolis hors les murs | Delanopolis Street Art | Gastropolis | Le Delanopolis littéraire | Jouez au Delanopolis | Chroniques Jupitériennes