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Septimaniaco-dépressifs



Delanoë et Désir, espéraient jouer aux plus malins du côté de Montpellier. Mais ils se sont emmêlés les pinceaux la semaine dernière. Avec, en arrière-plan, un Hollande plutôt trouble.



Septimaniaco-dépressifs
Un communiqué de l'AFP un peu énigmatique a fait état d'un coup de théâtre à Montpellier la semaine dernière :

"La maire de Montpellier change d'avis

La maire (PS) de Montpellier Hélène Mandroux, qui avait apporté il y a tout juste une semaine son "entier soutien" à Bertrand Delanoë pour le congrès de Reims, a finalement signé la motion de Ségolène Royal.

L'information ressort des listes de signataires des motions communiquées aujourd'hui à la presse.

Mme Mandroux figure en 12e position de la motion conduite par Gérard Collomb, maire de Lyon, sur laquelle Mme Royal figure en 24e position.

Le 19 septembre, la maire de la huitième ville de France avait publié un communiqué apportant "son entier soutien à l'alliance de Bertrand Delanoë et François Hollande" pour le congrès.

Mme Mandroux est adhérente de la fédération de l'Hérault, aux méthodes régulièrement contestées par des responsables de sensibilités diverses, et dirigée par le député européen Robert Navarro, resté proche de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon et exclu du Parti socialiste en février 2007.

Sans vouloir être cités, les proches de Bertrand Delanoë critiquent "des méthodes d'un autre âge" à la direction de la fédération départementale qui "n'a même pas laissé à la maire de Montpellier la liberté de choisir sa motion".

Pour un peu, on les plaindrait d'être victimes de manoeuvres indignes, ces pauvres innocents ...

A ceci près qu'ils n'ont fait, en réalité, que recevoir le boomerang qu'ils avaient eux-mêmes lancé. Que s'est-il passé ? Un âpre conflit s'est noué entre Robert Navarro, premier secrétaire fédéral, et André Vézinhet, président du conseil général. Le deuxième a "poignardé dans le dos" le premier en soutenant récemment une liste dissidente aux sénatoriales.

Delanoë a cru pouvoir brosser dans le sens du poil à la fois Vézinhet, un soutien ancien, et Navarro, qu'il voulait rallier. Plouf ! Ce dernier, ulcéré, a finalement choisi Royal, entraînant avec lui la fameuse Mandroux.

Dans ce jeu de dupes, le rôle de Hollande n'est pas clair. Des socialistes locaux soupçonnent, mezzo voce, qu'inquiet des ailes que se sent pousser Delanoë, Hollande souhaite d'ores et déjà limiter son influence. Et ce alors qu'ils font pourtant motion commune ! Il se serait donc débrouillé pour qu'une partie des votes de l'Hérault échappent à Delanoë en jetant de l'huile sur le feu entre Vézinhet et Navarro. Du billard à cinq bandes, quoi. Ou de la parano ? La stratégie de Hollande est, rappelons-le, qu'aucun leader n'émerge clairement au moment du congrès.

L'embrouillamini ne fait que commencer !







Vendredi 26 Septembre 2008


Serge Federbusch
Serge Federbusch

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