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Hidalgo soumise au supplice de la roue !



Peu à peu la vérité se fait jour au sujet des relations douteuses entre Campion, Delanoë et Hidalgo.

La brouille récente n'est en fait qu'un lâchage du forain par ses anciens complices.

On le comprend mieux en découvrant le rapport de la Chambre régionale des comptes, compilé par l'AFP, sur cette affaire ténébreuse.



Les neus-neus de la fête !
Les neus-neus de la fête !
Un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France a fait état de «faiblesses» et «d'irrégularités» de la part d'Anne Hidalgo et son équipe dans la gestion d'infrastuctures d'animations comme la Grande roue ou le marché de Noël, attribués de longue date à Marcel Campion.

Ce rapport d'observations définitives dénonce une organisation «émaillée de nombreuses faiblesses et irrégularités», sans rapporter autant de revenus financiers à la ville qu'elle pourrait en attendre.

Le rapport note ainsi que les conditions d'attribution des marchés de la Grande roue et du marché de Noël, récemment annulés par la mairie de Paris, «ont été marqués par des irrégularités importantes».

Concernant la Grande roue, édifiée chaque année depuis 1993 sur la place de la Concorde, la chambre détaille pour plusieurs années entre 2010 et 2016 les conditions d'attribution, variables, mais toujours remportées par «Loisirs associés», la société du «roi des forains», quasiment toujours seul compétiteur.

La CRC note ainsi des irrégularités qui ont renforcé au fil des ans «la position de l'exploitant historique»:

- Des travaux de 315.000 euros sur la place, calibrés pour la roue et qui de plus n'auraient pas dû être à la charge de la ville de Paris.

- Une définition des besoins «peu détaillée» et toujours la même.

- L'autorisation d'occupation du domaine public sans mise en concurrence.

En 2015, une offre concurrente - et ce pour la première fois -, a été déclarée «sans suite», et suivie d'une convention avec Marcel Campion, «en l'absence de motif solide», estime par ailleurs la chambre.

Concernant la redevance versée à la ville, elle a progressé de 470.000 euros en 2010-2011 à 900.000 euros, «rapportée à la durée de l'exploitation» qui a fortement augmenté. Néanmoins, la Cour des comptes note une «baisse de niveau défavorable à la Ville».

Du côté du marché de Noël, les règles d'attribution «ont laissé peu de chances sérieuses à d'éventuels concurrents de présenter des offres alternatives», écrit encore le rapport. Le rapport épingle également la mise à disposition gratuite du Champ-de-Mars pour le concert du 14 juillet à une société commerciale, une «gratuité d'occupation du domaine public parisien irrégulière».

Ce rapport «fera l'objet d'un débat lors du prochain Conseil de Paris en février.

"La ville a répondu point par point et de façon très circonstanciée aux allégations de la Chambre qui comportent des contradictions difficilement acceptables conduisant de fait la ville a considérer qu'il s'agit d'un rapport manifestement à charge», a réagi la ville auprès de l'AFP. Ben tiens ... Depuis quelque temps il semblerait que tous les rapports des judictions financières concernant la ville de Paris soient à charge !

En fait de charge, ce sont surtout les Parisiens qui en portent le fardeau.

Vendredi 22 Décembre 2017


Serge Federbusch
Serge Federbusch


1.Posté par phidias le 28/12/2017 10:29
Quand les banquiers entre eux se signalent un escroc, ils disent "habile en affaire", et chacun sait à quoi s'en tenir. Toutes les professions ont leur langage plus ou moins codé qui permet de se comprendre sans décrire crument pour autant une déplaisante réalité. Ainsi, la Cour ne nomme pas les choses en langage dit commun, elle les décrit par périphrases, car ses avis sont avant tout destinés à la petite communauté de pouvoir dont elle a la surveillance, en possession des codes pour les comprendre, afin de prévenir les heureux participants qu'il convient de s'éloigner, sinon en fait, du moins en influence, des galeux du système, pour éviter une malsaine confusion, ou pire, une contamination réelle ou supposée.. Or donc, il devient patent que la dame en question, ayant profondément agacé l’Etat profond, par ses attitudes provocatrices, et décisions hâtives, tout autant que son manque d'éducation vis à vis de ses pairs, devient peu à peu un élément marginal de la fête du pouvoir, et qu'il convient, par des rapports vrais et sincères de le faire savoir à une communauté d'intérêts dont elle ne saurait plus faire partie, au nom du respect des convenances, et du partage des bénéfices des positions en vue. Le Pouvoir n'utilisant les spadassins que pour l'élimination préférentielle des étrangers que personne ne viendra réclamer, il convient de s'adresser aux corps constitués, véritable barrière de pénicilline de la République pour éliminer les bacilles devenus dangereux, en révélant au grand jour, dans un langage compris des initiés, les turpitudes déjà bien connues, mais longtemps, trop sans doute, tolérées au nom d'une mansuétude qu'on espère partagée entre soi, afin d'occire, politiquement, le démontré auto-désigné coupable. Ainsi, la Cour n'évoquera pas des carambouilles, mais des "faiblesses", ni des malversations, mais des "irrégularités". On l'aura compris, la corde est tissée, il ne reste qu'à pendre, et cela sera fait avec la lenteur des punitions bien muries, car le système ne tue pas, il neutralise et pousse dehors, vers l'insignifiance d’un abime de solitude.

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