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Alerte, alerte ! Ambassade siamoise et musée chinois : les trésors méconnus de Fontainebleau devraient être mieux gardés !!!




Une excellente exposition sur l'ambassade du roi de Siam qui ravit et subjugua les imaginaires français à Fontainebleau, lors de la mémorable journée du 27 juin 1861, est l'occasion de rendre visite au petit "Musée chinois" de l'impératrice Eugénie, récemment restauré et rouvert au public.

Les Français ne s'en rendent pas encore tout à fait compte, mais la hausse vertigineuse du prix des objets impériaux des dynasties du 17 ème siècle chinois, depuis dix ans, fait de cette collection un trésor insigne qui devrait être gardé avec beaucoup plus de vigilance !



Alerte, alerte ! Ambassade siamoise et musée chinois : les trésors méconnus de Fontainebleau devraient être mieux gardés !!!
D'abord, saluons cette exposition bien conçue et documentée qui montre comment les envoyés du roi Mongkut, épris de contact avec l'Occident, fascinèrent leurs contemporains de la cour de Napoléon III. Le goût de l'exotisme était décidément une tradition bonapartiste, depuis l'incroyable expédition d'Egypte du premier des Napoléon. Enfoui dans une histoire plus ancienne, un autre ambassade siamoise avait déjà défrayé la chronique sous Louis XIV. Coincé entre des puissances supérieures pas toujours bienveillantes, le royaume de Siam était avide de relations lointaines. Les présents donnés à l'empereur des Français, d'or et de joyaux, étaient de bien beaux cadeaux, avec une mention spéciale pour un kriss exceptionnel qui montre que cet art du poignard n'était pas répandu qu'en Insulinde.

Passons maintenant à un autre sujet, plus préoccupant même s'il part d'un sentiment de satisfaction.

Le sac du Palais d'été, en 1860, ne fut pas une des heures de gloire de l'Europe, c'est certain.

Quoi qu'il en soit près de 500 objets, en grande partie dérobés aux empereurs de Chine, furent expédiés en France, en 1861 et vinrent former, avec quelques achats et les cadeaux du roi de Siam, une collection dite chinoise de l'impératrice Eugénie, présentée dans un décor éclectique ravissant. Les quatre salles restaurées sont désormais ouvertes au public et l'on peut admirer ces jades, porcelaines, bronzes et autres pierreries.

Le problème est que, depuis dix ans, le prix des objets marqués du sceau impérial a connu une hausse phénoménale sur le marché de l'art, dopé par les achats chinois. Il n'est pas rare que des vases, des sceptres, des laques ou des cachets se vendent plusieurs millions d'euros la pièce, quand ce ne sont pas plus d'une dizaine, pour des objets exceptionnels. Or, la collection d'Eugènie comporte de nombreuses pièces de ce type !

Une fois de plus, le couple impérial avait été visionnaire. La collection de Fontainebleau est une des plus importantes au monde pour cette catégorie d'oeuvres.

Dans ces conditions, comment ne pas être effrayé par la quasi-absence de gardiennage ? Il y a bien un surveillant à l'entrée et, semble-t-il, une alarme sonore, mais en considération de la rareté et de la valeur marchande de ce qui est exposé, ce n'est rien.

Voilà : si les jades et poteries impériaux prennent la poudre d'escampette et rejoignent le "Poulet aux petits pois" de Picasso, il ne faudra pas se plaindre.

Mardi 28 Février 2012
Serge Federbusch






1.Posté par Hipstagazine.com le 11/03/2012 00:06
Vous semblez fort inquiet, M'sieur Delanopolis.

Cependant, il s'agit d'un musée de Fontainebleau, point de Paris...

Apaisez-vous. Vous le savez, Hipstagazine est là.

A cette fin, nous avons enquêté et comme les Hipstarions sont de fins limiers...

Avec nous, quiétude et sérénité !

Nous vous vous voulons tellement heureux.

Nous sommes à votre "écoute", en osmose et tellement complémentaires.

Donc, après le (TRÈS DISCRET) rapport de 2007, quant aux Défauts de sécurité dans les musées,

réagissant, avec diligence et célérité, dès 2010, l'Etat s'emparait de ce problème,

en voici la preuve (cf. site du Gouvernement):

" Le ministre de la culture et de la communication a présenté une communication relative à la sécurité dans les musées.

La sécurité des collections, la prévention des vols et la lutte contre le trafic des oeuvres d'art constituent une priorité de la politique patrimoniale de la France, priorité qui concerne les particuliers comme les professionnels des musées, l’Etat comme les collectivités territoriales.

Une récente circulaire du ministre adressée à tous les chefs des établissements nationaux et territoriaux souligne l'importance des moyens techniques et humains pour assurer une surveillance permanente des oeuvres et l'accent est mis sur l'importance de l'inventaire, du récolement et de la documentation des collections tels qu'ils sont définis par la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France. La numérisation et la mise en ligne des oeuvres contribuent pour leur part à dissuader les voleurs potentiels et faciliter les enquêtes en cas de vol.

Les équipes spécialisées du ministère de la culture sont en relation constante avec l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels, ainsi qu'avec les services des douanes, du ministère de la justice et avec Interpol.

Grâce à la vigilance des personnels et à l’action de l'ensemble des administrations concernées, on constate une baisse des vols constatés dans les musées, avec 20 vols recensés en 2009 contre 29 en 2008 et 36 en 2007."

Cette note est datée du 30 juin 2010,

soit une dizaine de jours après le superbe casse (100 millions d'euros a minima)

du Musée d'Art moderne de la ville de Paris,

duquel ne disparurent que Le pigeon aux petits pois” de Picasso,

L'olivier près de l'Estaque de Braque,

La femme à l'éventail de Modigliani et Nature morte aux chandeliers de Léger...



Quant à la MMMMMMMMMMMMMMMairie de Paris,

elle fut tout aussi très à la hauteur de cet Evénement...

Stigmatisant “un dysfonctionnement partiel” du système d'alarme dans une partie du musée,

lequel avait été constaté le 30 mars, soit un mois plus tôt,

aucune réparation du système n'ayant,

étrangement, pu advenir...

Christophe Girard ne put davantage expliquer

pourquoi le dispositif vidéo diffusant des images

en temps réèl au PC de sécurité n'avait pas donné l'alerte,

alors que trois agents étaient,

parait-il, mobilisés chaque nuit pour surveiller les écrans de contrôle (cf. Figaro).

Pour Christophe Girard, le (sur)chargé de Culture,

ce fut donc la preuve qu'il s'agissait bien d'un vol

d' «une sophistication extrême», une «opération de grand banditisme, du crime organisé»

ou quand le crime s'organise de certaines désorganisations...

(Pour ainsi les repérer... il faut très bien s'y connaître en grand banditisme et crime organisé,

process non encore décryptés par Hipstagazine.)

Cependant, souvenez-vous, Monsieur le MMMMMMMMMMaire fut

`“particulièrement attristé et choqué de ce vol,

une atteinte intolérable au patrimoine culturel universel de Paris”,

corroborant ainsi d'une formule profondément delanoesque.

Et comme vous en apportez hebdomadairement la preuve,

BD est un véritable bienfaiteur des Arts et de la Culture parisiens.

Et depuis ?

On attend le prochain casse record.

Youpi !

Avec ça plus ça, encore ça... et surtout, cette campagne mirobolante,

nous allons créer l'Hipstaguiness des records !

Il va de soi que, pour ses polyperformances multiples et diversifiées,

après le bagad de Lambihouet,

Delanopolis y sera en très bonne place.

* Nous avons lu Claude François et NS.









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