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Tir au Flan (by)



Christiane Chavane vous décode le code à la sulfateuse ...



Un profil parfaitement adapté ...
Un profil parfaitement adapté ...
DECODAGE

Le choc de simplification du code du travail reste en chantier. Pour Myriam El Khomry ce fut une découverte. C’est donc ça le travail ? Elle ne s’en est d’ailleurs pas remise. Il a fallu l’hospitaliser…

Le projet est ajourné. Alors que le gouvernement était prêt à passer en force à coup de 49.3 ? Vous avez dit bizarre ? L’amateurisme de cette équipe atteint des sommets vertigineux. La méthode était curieuse : 3 ministres se concertent pour nous pondre une refonte du code du travail, dans le secret, à huit clos, puis laissent filtrer des bribes d’informations qui aussitôt provoquent des levées de boucliers syndicales, puis démentent, et menacent du 49.3. La gauche de la gauche est vent debout par principe, à droite certains accueillent du bout des lèvres quelques avancées et d’autres considèrent à juste titre que mettre des rustines sur un pneu foutu ne fait que retarder son remplacement et ne résout rien. Mais en Socialie cette étrange méthode s’appelle « concertation ». Le résultat c’est un retour à la case départ. Il faudra plus que quelques stages bidon pour inverser la courbe du chômage dans ces conditions.

LES MODIFICATIONS

Si l’on peut se réjouir que le nouveau code revienne sur les 35 heures et laisse plus de libertés aux entreprises en matière de temps de travail, les ajouts du nouveau texte, en particulier sur les périodes de repos, sont loin de la simplification attendue. De même il est urgent d’assouplir les conditions de licenciements, en supprimant les autorisations administratives et les obligations de contrat de conversion que les PME et TPE ne peuvent en aucun cas assurer, or je n’ai pas trouvé ce qu’il en était exactement dans le fatras de 131 pages du projet de loi. Mais soit, tout ce qui va dans le bon sens est toujours bon à prendre.

En revanche le plafonnement des indemnités prud’hommales est ce genre de bonnes intentions qui pavent le chemin de l’enfer. C’est une déresponsabilisation totale des juges des Prud’hommes. Puisque ces plafonds sont calculés pour ne pas mettre l’entreprise en faillite, pourquoi se gêner ? Autant donner le maximum à tous ceux qui se présenteront, à tort ou à raison, et les procès se multiplieront, avec pour résultat que si une indemnité ne ruine pas la boîte, il n’en sera pas de même de la seconde ou des suivantes. Il faut réformer les prud’hommes, mais il faut surtout réformer le système syndical, et permettre les élections de syndicats réellement représentatifs de l’entreprise, non subventionnés, et prenant réellement en charge les intérêts des travailleurs et non une chasse gardée des avantages corporatistes de syndicats qui ne représentent qu’eux-mêmes. Par ailleurs privatiser l’inspection du travail pour que le contrôle soit fait non pas par des fonctionnaires anticapitalistes mais par des gens qui savent ce qu’est l’entreprise ne serait pas un luxe. D’autres pays l’ont fait et s’en portent très bien.

Mais il y a surtout un article qui est une véritable bombe à retardement. Outre le danger communautariste que cela représente à l’heure où nous sommes en guerre avec l’islam radical, si cela venait à passer il ne faudrait pas six mois pour dézinguer toute l’industrie manufacturière en France, du moins ce qu’il en reste à commencer par l’automobile : Art. 6. - La liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché.

C’est fort de café de la part d’un gouvernement qui n’a que le mot laïcité à la bouche. On se demande ce que cela vient faire dans le droit du travail. Un employeur n’a même pas le droit de demander à un futur employé s’il pratique une religion, mais une fois celui-ci embauché il pourra lui demander d’ouvrir une salle de prière, d’y installer un tapis, et il passera 3 à 4 fois selon la saison une bonne vingtaine de minutes pour faire ses ablutions et se prosterner sur son tapis. S’il travaille sur une ligne de production avec d’autres camarades musulmans, ils vont demander à arrêter la ligne 3 à 4 fois par jour ? Vous voyez le topo ? Ensuite il réclamera des horaires spécifiques pendant le ramadan, des fêtes spéciales, voudra prendre son vendredi, exigera le hallal à la cantine ou dans le restaurant d’entreprise. Ne croyez pas que j’en rajoute : cela se passera comme ça. Les nanas viendront voilées, personne ne pourra rien dire, et tout ce joli monde refusera d’obéir à un supérieur de sexe féminin, ce qui va parfaitement avec l’égalité sauce socialiste avec laquelle on nous bassine à longueur de journée et qui dispose même d’un ministère.

Dans ma jeunesse on me disait que lorsqu’on arrive au travail on laisse ses convictions religieuses ou politiques et ses états d’âme au porte-manteau. Pourquoi serait-ce différent aujourd’hui et pourquoi ce cadeau empoisonné aux musulmans, seuls « croyants » qui passent leur temps à revendiquer des passe-droits ?

Une étude du Cabinet InAgora menée au printemps dernier auprès de salariées musulmanes d’Ile-de-France indique que 64 % ont la prière au travail pour première revendication. Le port du hijab et le ramadan arrivent respectivement en deuxième et troisième position. Certains craignent que cela empêche les musulmans de trouver du travail. Qu’ils se rassurent ! Au nom de l’égalité – celle dont certains disposent plus que d’autres –notre gouvernement veut prôner le CV anonyme et faire du « testing » pour prendre en faute les entreprises qui feraient de la discrimination à l’embauche. Les procès de l’inquisition socialiste « vivrensembliste » n’ont pas fini d’encombrer les tribunaux.

Décidément ce gouvernement de minables est complétement vendu à ses maîtres Qatari et Saoudiens. Se sont-ils tous convertis à l’islam ?

PENDANT CE TEMPS VIGIPIRATE

Cazeneuve a décidé de mieux équiper les brigades anti terroristes. Il a acheté des fusils d’assaut allemands HKG36. Petit détail : l’Allemagne ne les utilise plus parce qu’ils ont un problème de qualité : à chaud ils perdent de la précision et tirent dans les coins.

Mercredi 2 Mars 2016
Serge Federbusch






1.Posté par Jojo le 02/03/2016 18:38
Manipulés par des islamistes et incompétents :-(

2.Posté par laurent le 04/03/2016 22:54
Laissons donc faire, elle connait tellement bien l'entreprise, ses contraintes, ses lois, la vie des employés, les grilles de carrière, les boards à qui il faut rendre des comptes! c'est qu'elle a une sacré expérience tout de même !

3.Posté par JEJ le 05/03/2016 12:13
Il est vrai qu'il est totalement aberrant que le ministre du travail n'ait JAMAIS travaillé dans une entreprise privée ou même publique.

4.Posté par Aquilon94 le 05/03/2016 23:00
Elle marque son territoire !!!! comme les chiens qui urinent au pied des lampadaires !!!!
Il y aura la loi El Khomri, pour la postérité d'un mandat lamentable.

5.Posté par Phil75 le 07/03/2016 13:05
"De même il est urgent d’assouplir les conditions de licenciements, en supprimant les autorisations administratives"

Heu... L'autorisation administrative de licenciement a été supprimée en 1986, notre chère Christiane ne nous ferait-elle pas du El Khomri là ? Suppression inspirée par Gattaz près qui avait juré, la main sur le coeur, que "grâce" à cette suppression, il y aurait 400 000 emplois supplémentaires dont on n'a jamais vu la couleur. Gattaz fils est en train de nous faire le même numéro.

Pour l'évaluation du montant des indemnités prud'hommales en revanche, effectivement cela DOIT rester une prérogative du juge, car le montant du préjudice s'apprécie au cas par cas, en fonction de l'âge du salarié (un salarié licencié après 55 ans en France est quasiment condamné à une "peine de mort sociale"), son secteur d'activité, la région et sa situation économique, les torts subis de toute nature...

Mais il faut une bonne fois pour toutes tordre le cou à cette affirmation qu'il est "difficile" de licencier en France. Le patron qui affirme cela devrait commencer par virer son DRH car c'est un bon à rien.

Pour motif personnel c'est très simple : un entretien et deux lettres recommandées (une pour la convocation, une pour la notification de la décision). Si on a un motif qui tient la route, ça suffit.

Et pour le motif, deux lignes peuvent suffire dans la lettre de licenciement. En mettre des "tartines" n'impressionne pas les prud'hommes et aboutit le plus souvent à l'inverse de l'effet escompté : si l'employeur se croit obligé d'en mettre des tonnes, l'a priori est plutôt qu'il n'y a rien de sérieux.

Et les conseillers prudhommaux vous le confirmeront : si l'employeur a un motif valable, et rien qu'un seul, eh bien... le salarié est débouté. Si 80% des décisions sont favorables aux salariés, c'est que seuls ceux qui ont été licenciés abusivement font généralement un recours. Ceux qui ne se sentent pas "propres" ne se lancent généralement pas dans une procédure longue et contraignante s'ils ont toutes les chances de perdre.

Et même chez ceux qui ont été licenciés abusivement, une part non négligeable abandonne la procédure dès qu'ils ont trouvé une autre situation, préférant "tourner la page". Au final, ce n'est qu'une petite fraction des licenciements qui va jusqu'au jugement.

On connaît la folie procédurière des Étatsuniens qui n'hésitent pas à aller en justice pour un gobelet de café trop chaud. Eh bien en matière de licenciement ils ne se gênent pas non plus, et il est connu que le juge français est "radin" par rapport à son homologue US. Au US un licenciement peut donc coûter bien plus cher qu'en France.

Toujours par rapport aux US où un employé peut arriver un matin et que les accès aux locaux lui soient interdits. Contrairement à une croyance répandue, c'est parfaitement possible en France, cela s'appelle la mise à pied conservatoire.

Allez, une petite dernière pour les US : de toute manière les patrons trouveront TOUJOURS que la législation est trop contraignante. J'ai participé, il n'y a pas très longtemps, à une réunion internationale dans ma boîte où une responsable "Finance" a déclaré que la législation US n'était pas "employer-friendly" devant des Français éberlués...

"les obligations de contrat de conversion que les PME et TPE ne peuvent en aucun cas assurer"

Pour le licenciement économique individuel, mais si, c'est aussi très simple : il suffit de convoquer le salarié et de lui proposer le formulaire de "contrat de sécurisation professionnelle" qu'ils acceptent presque toujours. Principale obligation pour l'employeur : verser l'indemnité de préavis à Pôle Emploi au lieu du salarié (qui bénéficie ainsi d'une meilleure indemnisation pendant un an)

Pour les plus grosses boîtes, normal qu'il y ait un peu de contrôle tant les bidouilles comptables sont possibles. J'ai travaillé au siècle dernier dans une filiale qui a fait l'objet d'un plan social. Comme par hasard le déficit de la filiale était égal à des "charges de holding" censées être liées à des "prestations" du Groupe pour la filiale totalement "fumeuses".

6.Posté par menfin le 10/03/2016 10:10
@phil Oups, oui l'autorisation adm a été supprimée.
Quand vous dites qu'il est facile de licencier vous avez raison pour les boîtes d'une certaine importance qui ont de bons juristes. Pour les petits ce n'est pas simple du tout. Le contrat de sécurisation professionnelle est en réalité une usine à gaz et même quand le salarié le refuse l'URSSAF n'en tient pas compte et oblige l'ex employeur à se justifier vingt-cinq fois avant de constater que ce dernier n'est pas dans son tort (je les ai vus faire avec la boîte d'un ami). Pour info dans une boîte de moins de 10 salariés (elles sont nombreuses) il y a rarement un vrai DRH, au besoin un conseiller juridique extérne.
Les exemples d'employés de mauvaise foi qui gagnent aux prud'hommes sont hélas nombreux. Malgré le fait qu'envoyer son patron devant les prud'hommes fait tàche sur un CV.

Bon cela dit ce n'est pas cette loi qui va résorber le chômage. Les freins sont multiples.

7.Posté par Phil75 le 13/03/2016 08:50
Ayant été conseiller du salarié (c’est-à-dire habilité à assister des personnes en entretien préalable dans des entreprises dépourvues d’instances de représentation du personnel) les licenciements dans les petites boîtes, je connais un peu... Même pour les licenciements économiques il arrive que les gens fassent appel à un conseiller du salarié tout simplement pour s’assurer que leurs droits sont respectés, et ce type d’entretien est généralement très peu conflictuel (j’ai même vu une salariée et sa patronne se faire la bise au début et à la fin de l’entretien). Cela dit on trouve aussi de sacrés baratineurs chez les employeurs (d’où sans doute le fait que l’administration s’en mêle parfois dans des cas douteux).

Je me souviens par exemple d'avoir assisté, il y a quelques années, une personne visée par un licenciement économique individuel. Comme par hasard, le plus "senior" (comme on dit aujourd'hui) de la boîte (dont je ne peux, évidemment, révéler ni le nom ni le secteur). Le patron, auquel on aurait donné le bon Dieu sans confession, déclarait, en pleurant de toutes les larmes de son corps, qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement car sa boîte était dans une situation catastrophique : les pertes du 1er semestre étaient carrément supérieures au CA, la boîte était tellement endettée qu'elle était en situation d'actif net négatif, que son commissaire aux comptes avait lancé une procédure d'alerte et qu'il était convoqué au tribunal de Commerce en tant que « société à risques ». Dans un entretien dans une petite boîte, cela reste du déclaratif (pas de CE qui peut solliciter un cabinet d’experts-comptables).

J'avais franchement envie de sortir mon porte-monnaie pour lui donner une pièce... Avec un tel tableau, l'espérance de vie de la boîte ne dépassait pas six mois.

Sauf que j'ai découvert sur le Net quelque mois plus tard (il n'y avait aucune ambiguïté possible sur la boîte) que cette entreprise "moribonde", à peine six mois plus tard, avait... racheté une autre boîte et ses effectifs avaient doublé sur le coup. En 2-3 ans je n’aurais pas dit, mais en si peu de temps, cela tenait de la guérison miraculeuse...

Pour les licenciements pour motif personnel, c’est évidemment beaucoup plus tendu. Mais il arrive aussi que, même ayant fait appel à un conseiller, le salarié soit en tort. Là je disais « diplomatiquement » à la personne concernée qu’il/elle n’avait aucune chance aux prud’hommes, sauf à pouvoir formellement démontrer que le patron avait raconté des bobards en entretien.

Mais les cas de licenciements manifestement abusifs sont hélas fréquents (même si la forme est respectée). Les patrons ne sont pas des super-héros, ce sont des humains comme les autres et comme dans tous les groupes humains, on y trouve des gens de grande valeur tout comme les pires psychopathes...

Une chose - totalement inattendue au départ - m’a frappée dans cette expérience de conseiller du salarié : le nombre de personnes qui accueillaient leur licenciement comme un soulagement, tant l'ambiance dans leur travail était devenue invivable. C’est dire si le climat dans les entreprises est malsain en France.

Dans certains secteurs, le monde est petit et les choses se savent. « Coller » certains employeurs aux prud’hommes n’est pas automatiquement mal vu. Une personne de mon entourage a ainsi découvert, après s’être recasée, que son ancien employeur traînait dans sa branche une solide réputation d’escroc et de magouilleur notoire, et d’absence avérée de professionnalisme (si je disais dans quel secteur, cela ferait froid dans le dos)

Il est faux de dire que c’est « plus simple » à l’étranger. C’est généralement compliqué mais... différemment. J’ai aussi des amis expatriés et par leurs témoignages, on voit que le patronat français ne veut prendre dans les modèles étrangers... que ce qui les arrange, et SURTOUT, sans aucune contrepartie pour les salariés. Par exemple, une personne est au Royaume-Uni avec un contrat qui ressemble à de l’intérim, qui peut s’arrêter du jour au lendemain. MAIS, en contrepartie : le salaire est PLUS du double de celui de l’emploi équivalent en France, les installations, les matériels et les équipements sont au top (en France cette personne travaillait avec des bouts de ficelle), et même si l’amplitude horaire est importante le rythme de travail est « peinard ». Ses anciens managers français gueulaient tout le temps comme des putois, là-bas, pas un mot plus haut que l’autre où on tient à une ambiance « friendly ». Et contrairement à ce qu’on affirme dans les media-perroquets, là-bas aussi il y a des limites légales, notamment pour le temps de travail et les repos.

"Prenez soin de vos employés, et ils prendront soin de votre entreprise. C'est aussi simple que ça." (Richard Branson)

"Une armée composée des mêmes hommes pourra être très méprisable si elle est commandée par tel général, tandis qu'elle sera invincible commandée par tel autre" (Sun Tzu, L'art de la guerre, chapitre 9)

8.Posté par panchovilla le 30/03/2016 16:04
comme je disais donc dans mon précédent envoi non publié, ce gouvernement compte 3 ministres de nationalité Marocaine, donc soumises aux ordres de sa majesté Mohammed VI, descendant du prophète. Alors la stupeur sur ce qu'est devenue l'éducation nationale sous la férule de l'épouse d'un converti ou le ministère du travail grâce à Myriam la chance pour la France... faites moi rire !

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