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Tir et retire !


Christiane Chavane fait mouche !



De fameuses aînées !
De fameuses aînées !
VACANCE A PARIS

Ian Brossat nous informe dans Capital.fr des nouvelles règles qui vont s’appliquer aux meublés touristiques parisien.

Je cite : « Le Conseil de Paris a voté à l’unanimité un principe simple. Dès le 1er janvier 2015, tout propriétaire souhaitant louer un appartement meublé à la semaine devra obligatoirement, pour obtenir une autorisation de la mairie, créer en guise de compensation un logement de surface au moins équivalente dans le même arrondissement. Cette obligation de compensation pourra se faire, par exemple, en transformant une surface commerciale - bureaux, commerces - en logement. Les propriétaires de résidences principales ne seront pas concernés par la mesure. Ce nouveau tour de vis vise essentiellement à stopper le développement anarchique de l’hôtellerie clandestine orchestrée par des investisseurs privés, qui aggrave la pénurie de logements dans la capitale depuis plusieurs années. »

Je ne comprends pas bien : mettons que je sois une provinciale qui possède un petit appartement à Paris qui me sert de temps en temps et que je veuille le valoriser (ne serait-ce que pour récupérer les taxes locales) en le louant à la semaine quand je n'y vais pas. Supposons même que j’ai fait ce petit achat pour loger un fils étudiant, et que je le loue l’été pour couvrir les frais. il faudrait que j'achète et transforme en logement permanent un second local de même surface ? C'est une blague ?

Soi-disant ces locations à la semaine entraînent une pénurie des locations à l’année. Dans les 2 cas précédents, je ne vois pas quelle pénurie j’ai pu provoquer puisque si je l’occupe de temps en temps ou si mon fils étudiant l’utilise, il m’est impossible de le louer à l’année. Par ailleurs les neuf dixièmes de ces locaux sont de petites surfaces dont la mise en location ne règle en rien le problème de la pénurie d’appartements familiaux.

Peut-être aussi les délires de la loi Alur et la protection démesurée des mauvais locataires sont-ils largement responsables de la pénurie. Si les bailleurs préfèrent s’embêter avec des locations saisonnières, il ne faut pas aller loin chercher le pourquoi.

Il n'y a pas assez de disponibilités hôtelières à Paris notamment lors des grands salons, il faudrait donc au contraire élargir l'offre locative saisonnière, en donnant des autorisations officielles, les rentes étant évidemment imposées. Il me semble que là on dégoûte plutôt les investisseurs.

D'un autre côté au tarif où les locations sont imposées, on comprend que les gens prennent le risque de louer au noir. En espérant avoir des voisins compréhensifs... ou qui font pareil.

Dernièrement il était question de surimposer les contribuables ayant des pied-à-terre à Paris s'ils ne les mettaient pas en location. Est-ce que cette mesure ne va pas exactement dans le sens inverse ? Bref tu loues, tu loues pas, tu raques quand même !

Visiblement, la cohérence et le socialisme, ce sont deux concepts incompatibles.

Mais le pire c’est que la droite parisienne ait pu voter une telle ânerie. Décidément ils ne méritaient pas de gagner les municipales.

Conclusion : mieux vaut ne pas avoir de résidence secondaire en France, locative ou pas.


ISSUE INTERDITE

La municipalité Parisienne n’est pas la seule en Hexagonie à porter atteinte au droit de propriété dès que l’occasion se présente.

Alors que les militants de l’UMP viennent grâce à une propagande médiatique éhontée et un lavage de cerveau interne de reconduire à leur tête celui qui a trahi ses électeurs pendant cinq ans, en pensant sans doute : « on a Sarkozy, on a tout compris », il est temps de rappeler que le prétendant au trône 2017 a lui aussi bafoué largement les droits naturels inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, que je rappelle pour ceux qui ne les ont pas lues : liberté, propriété, sûreté et résistance à l’oppression et bien sûr égalité en droit.

Pour mémoire le sieur Sarkozy a porté de 10 à 30 ans l’exonération des plus-values sur les résidences secondaires. Après les avoir salement alourdies.

Mais ça c’est encore rien. Là où ça devient intéressant c’est la création de l’exit tax en 2011. L’exit tax c’est une punition pour ceux qui voudraient partir à l’étranger. Elle vise en particulier les entrepreneurs ayant plus de 50% des parts de leur entreprise qui la déplacent à l’étranger pour payer moins d’impôts. Précisons que ceux-là ne sont redevables de l’ISF que si ces parts représentent moins de la moitié de leur revenu, sinon ils ne paient qu’après avoir vendu. Le raisonnement est donc, si l’entrepreneur est à l’étranger et vend ses parts, il ne va plus payer l’ISF donc on lui fait payer tout de suite des plus-values latentes. L’exit tax concerne aussi les possesseurs d’un portefeuille de valeurs mobilières qu’ils transfèrent à l’étranger. Le seuil de déclenchement était de 1,3 millions d’euros, soit le seuil de l’ISF. Bien entendu les socialistes ont gardé ce système spoliateur et l’ont aggravé en mettant le seuil à 800.000 euros.
Or nous rappellerons que la circulation des personnes est une liberté fondamentale, qu’en Europe on est libre de s’installer où l’on veut, ces règles sont donc parfaitement contraires à celles de l’UE.

Ceci a été fait parce que trop de Français fuyaient le paradis cryptocommuniste hexagonal.

Quand on veut retenir des gens dans un pays il y a deux méthodes : soit on leur donne l’envie de rester, avec une fiscalité juste et normale, avec un état de droit où la sécurité des biens et des personnes passe avant la complaisance envers les fripouilles, soit on les retient par des moyens coercitifs. Mitterrand avait institué le contrôle des changes pour les mêmes raisons, suite à l’échec de sa politique économique.

L’Exit Tax n’est qu’un mur de Berlin soft. Comme il est difficile d’entourer la France de barbelés et de miradors, et qu’on ne peut pas encore faire comme feu l’Union Soviétique, envoyer les dissidents en voyage accompagné en Sibérie après avoir saisi tous leurs biens, on les punit financièrement. Mais gageons que si la gabegie continue, si la pression fiscale et le non-respect du droit de propriété se poursuivent, les barbelés ou la déportation viendront.

Notons que l’élection de Marine-Mélenchon le Pen qui veut fermer les frontières peut très bien y aboutir.

Dimanche 30 Novembre 2014
Serge Federbusch





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