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Quand la crétinité.e va bon train…




Patrick Garro, un fidèle lecteur, vit à un train d'enfer !



Quand la crétinité.e va bon train…
A l’occasion d’une publicité controversée d’une campagne publicitaire attribuée à M. Robert Ménard en faveur du TGV, représentant une femme liée sur une voie de chemin de fer, avec, en arrière-plan, un TGV arrivant vers elle, les journalistes critiquent à l’unisson cette publicité parce qu’elle rappelle un… « féminicide ».

Il fallait que l’imbécile et frénétique obsession sexuelle qui s’empare du vocabulaire aille jusque-là. L’homicide qui frappe une femme doit désormais – nous sommes tous évidemment sommés d’intégrer ce progrès culturel – porter le nom de « féminicide », l’action d’un train écrasant une femme ayant évidemment une connotation sexiste.

Ce qui est comique en tout cela est que selon les théories du genre, les différences sexuelles ne sont supposées être que des différences culturelles, arbitraires, imposées, contre lesquelles il faut lutter. Et pourtant, dans le même temps, les apôtres de cette sottise s’échinent à introduire des différenciations sexuelles en tous domaines, là où jusque-là elles n’existaient pas ! L’obsession sexuelle progresse au nom de l’anti-sexisme. Comprenne qui pourra, étant observé que dans des phénomènes de démence, la seule logique qui ne vole pas en éclats est celle de la démence elle-même.

On peut supposer que si, de surcroît, l’homme ou la femme écrasés sont homosexuels, l’accident devra exprimer cette nuance essentielle. Peut-être devra-t-on alors parler « d’homomicide » dans le premier cas, et d’homoféminicide » dans le second, encore que la permanence du préfixe « homo », dans les deux hypothèses, soit difficile à supporter. Peut-être faudra-t-il alors parler de « gaymicide » dans le premier cas et de « lesbinicide » dans le second ? Ce ne sont bien sûr que des propositions, qui ne cherchent qu’à aider. La chose s’aggrave s’il est question d’un enfant, puisque le mot « infanticide » ne peut évidemment plus satisfaire, car « l’infans » est masculin. Comment adapter ce terme au fait qu’il s’agit d’un garçon ou d’une fille ? Parlera-t-on de puéricide et de puellicide ? Et je n’ose même pas avancer ce qu’il en serait si l’homosexualité devait s’en mêler !

Le problème ne fait d’ailleurs que s’aggraver si l’on considère qu’il y a en tout cela un acteur supplémentaire : le train lui-même, dont il n’échappera à personne qu’il est masculin, avec la connotation dominatrice, violente et, de fait, « féminicide » attachée à ce mauvais genre. La circonstance que ce soit un être masculin qui agresse un être féminin, encore que le masculin et le féminin soient supposés ne pas se distinguer, conduit aux limites du supportable.

Que faire alors, que dire, pour échapper au sexisme ? Féminiser le train ? Mais parler d’une « traîne » implique une proximité lexicale qui fait un peu désordre et aggrave le soupçon de sexisme. On en déraille !

Que faire alors ? La solution est peut-être, au fond, d’assujettir solidement son entonnoir sur la tête et d’empêcher les trains de rouler.

Patrick Garro

Dimanche 17 Décembre 2017
Serge Federbusch






1.Posté par Béret vert le 18/12/2017 04:59
Avec le TGV elle aurait moins soufferte.

2.Posté par Aude SUGAI le 18/12/2017 08:46
Quand j'ai entendu parler de cette affiche, cela m'a fait penser à la chanson d'Henri Salvador : "Zorro est arrivééé (sans s'presser éé...) et j'ai trouvé cela amusant.
J'ai été abasourdie de comprendre que presque tout le monde (en tout cas ceux qui ont le droit de parler dans les média et pas seulement les hystériques de service) trouvait cette affiche scandaleuse.
Je suppose que la chanson d'Henri Salvador aussi serait interdite aujourd'hui.
Nous sommes donc en effet entrés dans une dictature de l'expression, presque de la pensée.

3.Posté par grimm le 18/12/2017 09:19 (depuis mobile)
ce dessin aurait pu être de charlie hebdo, sans que personne n'y trouve à redire

4.Posté par cocotte le 18/12/2017 14:45
Je me suis gondolée, avec cet article .. :-)

Heureusement que toutes les c... actuelles appellent des commentaires savoureux ... On se fend la pêche comme jamais, en ce moment ... :-) ça compense un peu ...

5.Posté par Barbech le 18/12/2017 18:32
Grimm, vous omettez d'ajouter que pour les bien-pensants de la très large majorité de nos media, Robert Ménard est un être infréquentable et que rien de bon et de sensé ne peut sortir de son cerveau congénitalement étriqué et dévoyé.... Par contre, vox Liberatio, vox Dei!

6.Posté par vu de sirius le 19/12/2017 16:14
certes, on cherche des poux dans la tête à Ménard comme à toute personne qui ose faire de l'humour dans la sphére publique désormais, c'est le régne des pisse-froids. Cependant la campagne du Maire de Béziers préte à confusion : en effet , le TGV s'arrête bien à Béziers, en provenance de Paris et en direction de Perpignan, mais évidemment entre Monbtpellier et Béziers (et au-delà), il ne fait pas du 300 km/h, les voies ne sont pas prévues pour cela et il faudrait des travaux pharaoniques pour aménager ce type de voies. Je ne suis pas sûr que les électeurs de Ménard accepteraient les nuisances et les coûts de ces traaux, sans parler des expropriations, etc. Paris-Béziers, ce n'est que 4 heures, pas la fin du monde (Paris-Toulouse : 5 heures, Paris-Nice : 7 heurs)

7.Posté par challier le 20/12/2017 03:48
Pourquoi écrire que c'est un TGV qui arrive sur l'affiche ?
On voit une machine à vapeur de la 4ème république.
C'est pour cette raison qu'elle met longtemps à arriver.

8.Posté par Jean-Pierre le 23/12/2017 18:17
Cette image m'a évoqué un bon souvenir qu'apprécieront ceux qui ont connu les années 60 /
" Zorro est arrivé " de Henri Salvador. Pas les supposés "féministe" patentés qui veillent au grain... aujourd'hui un tel texte vous emmènerait fissa devant des juges très en colère !
Une merveille à savourer :
" Dans mon fauteuil, je regardais
Le film à la télé
Un type nommé Jojo le Bouffi
Poursuivait la pauvre Suzy
Il la coinça près d'la scierie
Et très méchamment lui dit :
"Si tu m'donnes pas ton ranch, en moins d'deux
Je vais t'couper en deux"
Puis il l'empoigna
- Et alors ?
Ben, il la ficela
- Et alors ?
Il la mit sous la scie
- Et alors ? Et alors ?

(Refrain)
Eh, eh, Zorro est arrivé
Sans s'presser
Le grand Zorro, le beau Zorro
Avec son ch'val et son grand chapeau

Mais bientôt j'ai pris la deuxième chaîne
Car un vieux schnock parlait
Charmante soirée, sur la deuxième chaîne
Ils passaient le même navet
Près d'une cabane Jo le Bouffi
Coinçait la pauvre Suzy
Et il lui disait :
"Donne-moi ton ranch, eh, poupée !
Ou j'te transforme en purée"
Puis il l'empoigna
- Et alors ?
Ben, il la ficela
- Et alors ?
Il mit le feu à la dynamite
- Et alors ? Et alors ?

(Refrain)

Mais moi j'en avais tellement marre
J'ai repris la première chaîne
Et devant mes yeux, mes yeux hagards
Se déroulait la même scène
Et Jojo, Jojo le Bouffi
Dans un sac fourrait Suzy
Disant :
"Donne-moi ton ranch, eh, boudin !
Ou j'vais t'balancer sous l'train"
Puis il l'empoigna
- Et alors ?
Ben il la ficela
- Et alors ?
Sur les rails il la fit rouler
- Et alors ?
Ben le train arrivait, les copains !
- Et alors ? Et alors ?

Eh, eh, Zorro est arrivé
Sans s'presser
Le grand Zorro, le beau Zorro
Avec son ch'val et son grand chapeau
Avec son flingue et son grand lasso
Avec ses bottes et son vieux banjo

Ah ! Ah ! Sacré Zorro, va !
Ah ah ah ah !

Paroles: Bernard Michel. Musique: Jerry Leiber, Mike Stoller   1964 Titre original: "Along came Jones" © Rigolo / Vogue note: Adaptation française du titre des Coasters (1959)

9.Posté par Bersekt le 07/02/2018 12:58
Je suis certain que la femme représentée sur l'affiche est d'origine étrangère, homosexuelle, musulmane et handicapée. Ce qui donne une affiche raciste, homophobe, islamophobe et discriminante envers les personnes à mobilité réduite.

Mais que font Sauce Raciste, Lis cras, i tous liz autres ?

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